APPEL À PROJETS 2019 Traverse Video

APPEL À PROJETS 2019 Traverse Video

  1. Appels à projets

  2. France

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Presentation

L’Expérimental{recherche/art}
Quand un art se dit « installation », il implique une démarche même si on peut regretter cette appellation puisqu’éphèmere, in situ, sculpture mouvante,  prise d’espace, minimalisme d’un grand écran en boucle, en autres figures, il refuse cet asservissement à un lieu, pour un usage fermé. Il a à interroger son rapport avec l’espace, avec ceux qui s’approchent, il se pense en intersubjectivité. Quand un art emprunte un terme ambigu qui connote la prouesse mais qu’il s’émancipe du couple action-réaction/action- résultat ; on peut regretter qu’on l’assimile au spectacle vivant, avec ses règles d’achèvement alors qu’il  est performatif, qu’il est par ce qu’il fait.

Quand le cinéma accroche à son nom « expérimental » ou « différent », il se démarque, il fait déjà acte de décalage avec l’attendu, il ne se plie pas à un usage social normé, il déborde nos habitudes d’acceptation de l’image et du son et se signale par sa recherche d’autres manières de faire film. La vidéo  dut, elle, accrocher le terme « art », s’auto-déclarant de ce champ et réinvestissant cette image en critique du prêt à penser, du prêt à voir, prêt à entendre. Désormais, l’écriture numérique investit un champ de potentialités, en partant de l’outil informatique généralisé, mondialisé pour les pratiques sociales, professionnelles, industrielles …l’art numérique se fraie sa propre initiative hors de la pratique d’usage.

Les informations à retenir

  • France

  • du 29/08/2018
    au 14/10/2018

Presentation complète

Cela est le fondement des formes actives de l’art comme de la pensée, du faire en art… il est facile de le prouver et ce, paradoxalement, même avant l’appellation dont nous partons. Si tôt, comme un Koulechov revendiqua comme ligne directrice de son projet : « l’étude des possibilités créatrices du montage. J’assemblais « l’inassemblable » je mettais des plans dans le désordre le plus inhabituel et puis je regardais ce que cela donnait. »

Il n’y a art que dans une semblable quête fondamentale. Par définition, l’art crée ce qui n’existe pas, il n’est pas un reflet sage du réel, point pour point… Il est recherche… fondamentale.

Cependant de faux débats y compris chez les inventeurs de formes/discours/pensées, distingueraient recherche et art.  En renvoyant  le chercheur au laboratoire et l’artiste à l’œuvre, ne reviendrait-on pas pourtant subrepticement à un art d’inspiration, à un art de pleine conscience, de muse susurrant la marche à suivre dans le déni de cette inséparabilité de la  recherche et de la création.

Le propos lancé n’est pas historique, il ne réveille pas Leonardo et ses machines, quand la mathématique se faisait base de la cosmétique. Il peut l’être, et alors en langue numérique, former de nouveaux espaces, scruter l’entre-image en algorithmes, calculer le film métriquement.

Il peut inventer ses propres modes, travailler en métaphores et être au moins ou aussi une réflexion de ce qui fait image désormais, sans naïveté.

Et chemin faisant, l’édition 2019 aimerait inviter à réfléchir sur ce qui entraîne  l’art ; emprunte-t-il des chemins voisins de la recherche pensant y trouver l’expression des rapports que l’humain entretient avec le monde ? Ou est-il une recherche à part entière inventant sans cesse de nouvelle formes qui sont à elles-mêmes leur propre expressivité ? Ou ne serait-ce que fascination, nouvelle méduse ?

Vous avez un projet en main ? Vous voulez montrer votre talent ? Ça tombe bien, plein de gens recherchent des nouveaux talents